Pourquoi je suis VG?

J’ai souhaité écrire cet article car c’est souvent la première question que l’on me pose quand j’annonce être végétarienne. Alors même si notre rencontre est «virtuelle», j’imagine qu’elle vous a peut-être traversé l’esprit. Avant de continuer la lecture, chère lectrice et cher lecteur, je tiens à vous expliquer que je ne cherche pas à vous faire la morale, ni à vous juger sur votre consommation. Chacun est libre de faire ce qui lui plaît, dans la limite de la légalité bien sûr 😊

Attention spoil : il n’y a pas qu’une seule raison qui m’a amené à adopter ce régime alimentaire…

On ne naît pas Végétarien

Oui la première chose à savoir c’est que je ne suis pas née végétarienne. Étonné·e de lire ça ? Quand même pas 😉 En effet, j’ai grandi avec de la viande à presque tous les repas. Je sais que c’est une chance car cela signifie qu’on ne manquait de rien à la maison, j’en remercie donc mes parents. Je mangeais, et je peux même dire que j’aimais la viande, pas toutes, comme beaucoup je pense. Cependant, mes souvenirs d’enfance sont, très souvent, liés à de bons repas partagés en famille : un rosbeef, un rôti de porc, des pétoncles, des escalopes à la crème…

Le coût

Et puis j’ai grandi, j’ai pris mon indépendance, la viande et le poisson étant des produits assez coûteux, j’ai progressivement réduit leur consommation. De plus, je me suis tournée vers une alimentation bio donc forcément le budget était un peu plus élevé. Une solution qu’on entend souvent, pour palier à la différence de coût quand on consomme des produits bio, est de réduire la consommation des aliments “chers“. J’ai donc privilégié d’autres sources de protéines à celles de la viande et du poisson.

Le plastique

Après le visionnage, d’un énième reportage de France 5, j’ai eu un déclic en ouvrant mon frigo. Je ne voyais plus que les emballages plastiques! Tous les aliments que je consommais étaient emballés : mes pots de yaourts, ma petite compote matinale, mon jambon fumé, mes lardons, mes barquettes de viande hachée… Vous avez compris l’idée je pense que je peux arrêter la liste ici… Alors me passer de ma compote ou de mon yaourt dans leurs pots en plastique me semblait simple. À la place je peux manger un fruit, les faire maison… Par conséquent différentes options s’offraient à moi, aucun problème. Par contre pour la viande, j’aurais pu me dire : je vais aller chez le boucher ça fera moins d’emballage. Encore faut-il trouver un boucher acceptant nos petites boîtes et non leurs doubles ou triples feuilles d’emballage plastifiée. Mais je n’ai pas opté pour ce choix.

La pollution

Je me rendais compte que, certes le plastique de mes emballages pollue, mais que c’est tout le système d’élevage qui me parait le plus grand responsable de pollution. Je ne reviendrais pas sur les chiffres controversés de la consommation d’eau pour produire de la viande. Ce qui est sûr c’est qu’un animal boit de l’eau, mange, a besoin d’être lavé, a besoin qu’on nettoie son habitat… Les matières premières nécessaires à son alimentation poussent sur des terres qui pourraient être utilisées pour les cultures nécessaires à l’alimentation humaine. Les matières premières, nécessaires à l’alimentation des animaux, ont besoin d’être arrosées pour pousser…

L’éthique

A tout cela, ce sont ajouté des interrogations sur l’éthique de cet élevage, principalement industriel, avec des conditions de vie pour les animaux très restreintes. Je me suis demandée comment on en était arrivé à contrôler la vie et la mort des êtres vivants. Ma seule réponse est que cela permet de faire tourner la machine à sous encore et toujours.

Les risques

Enfin, La viande et le poisson, sont, surtout de nos jours avec l’industrialisation, porteurs de maladies. Ce n’est malheureusement pas l’actualité qui contredira cela. Nous avons tous des souvenirs de la vache folle, grippe aviaire, et le dernier le covid-19…. Sans virer complètement au psycho-drame je me suis interrogée s’il n’était pas préférable d’éviter ce genre d’aliment pour préserver ma santé.

En conclusion

Avec tout ce questionnement, pour ma part, je n’ai plus réussi à continuer à manger de la viande ou du poisson.

L’autre question qui arrive ensuite est : « Mais ça ne te manque pas » ? Alors non pas du tout, j’ai de très bons souvenirs de la viande mais aussi des mauvais (morceaux de gras, arrêtes, nerfs à décortiquer bonjour !). Ce que je mange m’apporte entière satisfaction. J’ai découvert plein de nouvelles saveurs, que je n’aurais peut-être pas pris la peine de dénicher avec une alimentation « classique ». Être « contrainte » m’oblige à dénicher de nouveaux aliments à intégrer dans mes repas et à découvrir de nouvelles façons de cuisiner ceux que je connais déjà.